Accueil Date de création : 09/04/07 Dernière mise à jour : 02/05/07 13:20 / 13 articles publiés
 

metallica  posté le mercredi 02 mai 2007 13:14

Metallica, comment faire une courte bio de Metallica ? Certainement l'un des groupes les plus populaire du métal, et ceux depuis plus de 20 ans. L'aventure à démarré en 1981 avec Lars Ulrich (batteur) qui monte un groupe pour enregistrer un morceau pour une compilation, il est alors rejoint par James Hetfield (chant), Ron Mc Govney (basse), et Dave Mustaine (guitare solo, que l'on reverra plus tard dans Megadeth). Quelques changements de line up plus tard (Cliff Burton prend la basse et Kirk Hammett la place de Mustaine). Le groupe sort Kill'em All en 1983 et commence les tournées et l'ascension au panthéon du rock, avec Master Of Puppets (1987) le groupe signe ce qui reste pour beaucoup leur meilleur album, lors de cette tournée Cliff Burton meurt dans un accident de bus ; le groupe décide néanmoins de continuer, Jason Newsted (ex Flotsam and Jetsam) rejoint alors le groupe. En 1991 Metallica amorce un tournant avec l'album éponyme (ou Black Album) qui reste l'album de Metallica le plus vendu à ce jour (dépassant les 13 millions de ventes aux USA). En 1996 le groupe continue son changement avec Load puis Reload. En 1998 le groupe sort un double album de reprise : Garage Inc.
Après un live avec l'orchestre symphonique de San Fransisco Jason Newsted quitte Metallica en 2001, Robert Trujillo (ex-Suicidal Tendencies, Ozzy Osbourne,...) prend alors le poste de bassiste et le groupe sort en 2003 St. Anger, album très controversé a cause de son son de batterie assez ignoble.

:: Site Officiel :: http://www.metallica.com/

photo Metallica


:: Chroniques ::

St Anger
Note : 13 / 20
Année : 2003
A Ecouter : Frantic, St. Anger, My World, Sweet Amber et All Within My Hands
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- 94 Commentaires (Moyenne : 10.98/20) -

Même si le groupe a perdu en popularité après les Loads et surtout l'affaire Napster, dire que Metallica était attendu au tournant avec St. Anger reste un euphémisme. Le contexte de cet album est très particulier pour tout un tas de raisons, à commencer par le départ de Jason Newsted (souffrant de problème de dos), et le fait que durant toute la période de l'enregistrement le groupe était suivi par un psy en raison des relations plus que tendues au sein du groupe. Tout ceci est par ailleurs très bien expliqué dans le DVD Some Kind of Monster retraçant les deux années conflictuelles qu'a connu Metallica.
Le groupe était tout d'abord rentré dans un nouveau studio, le Presidio, le 23 Avril 2001. Metallica voulait renouveler sa musique, perdre ses marques, refuser tout confort en travaillant dans un lieu brut et terne. Mais ce studio ne servit qu'un temps, jusqu'au 19 Juillet pour être précis, puisque l'enregistrement fut vite interrompu suite au départ de James Hetfield en cure de désintoxication. Il y resta dix mois ; dix mois durant lesquels Lars Ulrich et Kirk Hammett ont dû prendre leur mal en patience et ont commencé à douter de l'avenir du groupe. Metallica n'était plus que deux.
Mais Hetfield finit par sortir, guérit et d'aplomb pour enregistrer l'album, au Plant comme auparavant. Il décida toutefois de placer sa famille au premier plan et de ne bosser que de 11h à 16h, ce qui irrita fortement Ulrich qui ne voulait pas à avoir à subir de règles et qui bosser sans restriction aucune. Au final le groupe parvint cependant à s'entendre et l'enregistrement eu lieu assez vite une fois lancé. St. Anger est un disque complexe, qui a subi une gestation difficile comme on vient de le voir, et ô combien décrié, tellement critiqué que les Loads font pâles figures à côté. Explications autour de quatre points centraux...

La première chose que l'on remarque lorsqu'on écoute St. Anger pour la première fois c'est que le groupe rejoue vite, aussi vite qu'en 1988 sur ...And Justice For All. Exit les mièvries des Loads et du très aseptisé Black Album. Seulement voilà, un détail vient vite ternir la chose : le son de la batterie. De la caisse claire plus particulièrement. Lars Ulrich, si perfectionniste autrefois, a décidé d'avoir sur ce nouvel album un son brut, garage. Du coup la batterie a été enregistrée avec des micros d'occasion ou bons marchés, et c'est à peine si les réglages ont fait l'objet de plus de cinq minutes d'attention.
Même s'il a le mérite d'être original, pour beaucoup ce son est horrible, insupportable, et gâche à lui seul tout l'album. Mais le jeu de Lars est pourtant bon, quand on écoute ce qu'il joue on est obligés de constater que ses contre-temps, ses parties couplées à des parties purement rythmiques sont d'une efficacité redoutable !

Donc Metallica rejoue vite, mais a un son de batterie relativement ignoble, si ce point avait été le seul défaut de l'album cela aurait pu passer, mais un autre point fait cruellement défaut au disque : le manque de soli. Kirk Hammett ne place pas un seul solo, Lars et James trouvant le concept de solo dépassé pour cet album, ne collant pas avec ce qu'ils voulaient, ils ont donc préféré s'orienter vers des licks plus ou moins réussis. Du coup on a accusé Metallica de faire du « Nü Metal » !

Mais non, Metallica ne fait pas de « Nü », chaque titre ou presque est plus riche, et surtout mieux construit, qu'un album entier de ce genre ; et pour cause, Hetfield a retrouvé son inspiration avec des riffs accrocheurs comme sur Frantic, Some Kind of Monster, All Wihtin My Hands, et j'en passe. Les breaks sont également de retour et omniprésents, ceux de Frantic, My World et Sweet Amber sont même tout simplement énormes !
Le titre de l'album est extrêmement pertinent puisque le groupe a réussi à maîtriser sa colère, à la transformer en énergie positive comme l'a fait remarqué Lars dans une interview. Cela se ressent également dans les textes, très révélateurs sur la période tourmentée qu'ont connu les Horsemen. On se retrouve donc avec un album péchu et bourré de bonnes idées.

Il y a de bonnes choses, c'est une certitude (n'en déplaisent aux mauvaises langues), mais il y a certains points qui restent critiquables, comme notamment la longueur excessive des chansons. Ca reste moins pénible que sur les Loads, en raison de chansons moins répétitives, mais bon... la chanson la plus courte fait près de 6 minutes, c'est dire. St. Anger est un disque long de 80 minutes dont il faut forcer la digestion pour l'apprécier.

En outre, le chant est, comme le dirait Tom Araya (Slayer) : « parfois bon, parfois franchement mauvais ». Mais une fois encore, on est loin des pérégrinations country des Loads, même si Hetfield est vraiment pénible sur des titres comme My World, Shoot Me Again et Purify. Pour le reste, pas grand chose à redire, on retrouve avec plaisir une hargne qu'on pensait tombée aux oubliettes. Le chant est qui plus est relativement varié puisque Hetfield murmure, hurle, change son débit de texte, sans trop se fourvoyer. Concernant les choeurs en revanche, ce n'est pas trop ça... Hammett remplace très mal Newsted à ce niveau, si bien que ceux de St. Anger resteront cultes tant ils sont mauvais.

Metallica n'ayant pas de bassiste depuis le départ de Newsted, c'est leur producteur Bob Rock et James Hetfield qui ont assuré à la basse sur cet album. Le groupe n'a pas voulu engager de nouveau bassiste tant que leurs problème relationnels n'étaient pas mis au clair, ne voulant ainsi pas entraîner un nouveau venu dans leur m*rde. St. Anger n'a donc pas bénéficié des apports d'un vrai bassiste, cela n'empêche pourtant pas certains plans d'être bien conçus, comme notamment ceux de My World, Shoot Me Again et Sweet Amber, qui bénéficient qui plus d'un son résolument plus moderne, peu ou prou similaire à celui de Frank Bello d'Anthrax avec une légère distorsion apportant une lourdeur dantesque sur bien des titres !

Une fois encore Metallica surprend avec ce nouvel album. Nouvelle direction, nouveau son, c'est forcément déroutant au début, mais on finit par s'y faire. St. Anger est un album complexe qui mérite qu'on prenne du temps pour l'apprivoiser. Loin des Loads, cet album renoue avec l'agressivité et une certaine inspiration. L'album reste cependant hétérogène avec du bon, et du moins bon, mais cette fois le bon l'emporte, si bien que certains morceaux sont même bien supérieurs à tout ce qu'a pu faire le groupe dans les années 1990, Black Album compris. Mais seulement voilà, ses énormes défauts contraignent fortement l'écoute, ce qui fait que cet album restera un « mal aimé » pour beaucoup, mais une fois les difficultés d'écoute énoncées dépassées, St. Anger n'est pas si mauvais que ça...


Bran
Reload
Note : 10 / 20
Année : 1997
A Ecouter : Fuel, The Memory Remains, Prince Charming
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- 22 Commentaires (Moyenne : 10.34/20) -

Pour rappel, en 1996 Load avait divisé les fans des Horsemen, alpaguant une génération étant prise en plein essor du Metal et repoussant les fans plus anciens, ceux appréciant l'ère Thrash. Manque de bol pour ces derniers, Reload est issu des mêmes sessions d'enregistrement que Load et en constitue la  « seconde moitié » (dixit Ulrich).

Reload entame les hostilités avec Fuel, chanson d'ouverture idéale car plutôt rapide et au chant énergique. Après Load, on ne peut que s'étonner de la qualité de cette chanson. Lars Ulrich fourni par moment une rythmique presque tribale sur laquelle les autres musiciens alternent riffs rapides et lents avec brio. Hammett renoue avec la vitesse sur son solo, et la rythmique en contretemps le suivant est une bonne trouvaille. Avec Fuel, The Memory Remains est l'autre temps fort de cet album avec son côté Bluesy mêlé à un Metal très lent et particulièrement Heavy. Derrière les « nanana » de Marianne Faithfull on retrouve même quelques consonances celtiques à la guitare. A noter que l'ex-compagne de Mick Jagger a également participé aux paroles de cette chanson basée sur le film Sunset Boulevard racontant la déchéance d'une ancienne star.

Reload démarrait mieux que Load, mais malheureusement ça s'arrête là. Devil's Dance amorce la chute de part son côté poussif, et surtout répétitif. Ca avait pourtant pourtant bien commencé, notamment grâce à une introduction très lourde à la basse, suivie d'une lente montée à la guitare, ce qui laissait présager de bonnes choses pour la suite. Hélas, hélas... La chanson en est restée là...
Pour The Unforgiven II, Hetfield expliqua que cette chanson était venue naturellement, et que ce n'est qu'une fois presque finie qu'il se rendit compte qu'elle ressemblait à The Unforgiven (présente sur le Black Album). Du coup, la chanson fut baptisée The Unforgiven II et reprend l'introduction de la première. Mais c'est presque là la seule ressemblance car cette  The Unforgiven est nettement inférieure à celle du fameux album noir. Beaucoup trop longue encore une fois, et seul le solo mérite qu'on s'y attarde.

Better Than You remonte un peu le niveau avec un bon riff à la Black Sabbath. Sur le « Better Than You », Hammett reprend le chant de Hetfield avec sa wah, et force est de constater que le résultat est réussi. Le seul point que l'on pourrait reprocher à cette chanson serait le fait que le même riff soit assaisonné à toutes les sauces, sur les couplets, sur le refrain, sur le solo...
Sur Reload on va malheureusement de bonnes en mauvaises surprises. Slither débute bien mais ne décolle jamais. Comme pas mal de titre des Loads, c'est maladroit, peu recherché, et long... Mais long... mais long ! Le comble du mauvais goût étant tout de même l'effet mis sur le chant de James Hetfield. Ce dernier se rattrape heureusement sur Carpe Diem Baby et Bad Seed, chansons relativement moyennes mais relativement correctes si on les compare à l'ensemble de cette période peu inspirée.
Where the Wild Things est elle aussi correcte grâce à un contraste entre un chant languissant et un aspect parfois étouffant, parfois inquiétant. Ca traîne néanmoins en longueur, sept  minutes pour une chanson qui n'évolue que trop peu c'est excessif !

A l'instar de Better Than You, Prince Charming est également digne d'un Black Sabbath avec ses riffs entraînants très orientés Stoner. Les breaks sont les bienvenus et sont propices à de bons passages instrumentaux, si bien que les six minutes de cette piste ne paraissent pour une fois pas interminables. Reload continue donc d'osciller entre le bon et le moins bon, chose d'ailleurs confirmée avec la pénible Low Man's Lyric, ballade excessivement longue ayant au moins le mérite de faire dans l'original en introduisant une cornemuse. Hetfield massacre encore une fois ce titre en tentant désespérément de mettre une once d'émotion dans ce titre.
Attitude se rapproche un chouia de Bad Seed, mais sans l'égaler, et n'est au final qu'une succession de notes placées maladroitement. En revanche, le solo de Hammett est quant à lui bien en place encore une fois et sauve la mise ! Fixxxer conclu plutôt mal l'album malgré un passage instrumental appréciable permettant de décompresser un peu lors de ces huit minutes... « No more, no more » gémit Hetfield à la fin, et on ne peut être que d'accord avec lui !

Au final Reload fait 1h16 ! Beaucoup trop pour un album aussi faible ! Il conclu le chapitre « années 90 » de Metallica, dont la seconde moitié fut désastreuse. Presque dix ans après, on se demande toujours comment les Mets ont  pu sortir deux albums aussi faibles. Un seul, et avec une meilleure sélection des pistes aurait amplement suffit. A eux deux, Load et Reload cumulent 2h30 de musique dont on ne retiendra au final pas grand chose. Reload est cependant nettement moins mauvais que Load et dispose de titres plus accrocheurs. Les Loads constituent toutefois une mauvaise passe sur laquelle on ne reviendra que peu, voire jamais...
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